Poésies en scène

« La performance ou poésie action, à la différence de la « lecture de poésie » ne se résume pas à l’oralisation d’un texte préalablement écrit, le poème advenant dans le hic et nunc de la performance. […] Le poème a ceci de particulier qu’il se constitue dans son texte même dans le moment de la performance : par le déploiement d’un geste d’écriture corporelle, par des gestes de « dés-écriture » et de cut-up  instantanés, par des procédés d’impression ou d’empreinte. […] le geste même devient partie intégrante du poème, au lieu d’être pensé dans une antériorité dont le poème serait l’aboutissement. Le poème s’ouvre alors au processus, allant souvent de pair avec l’aléatoire, achevant de brouiller les frontières entre l’œuvre et sa réalisation, texte et avant-texte, dans ce qui relève d’une certaine manière de  l’« action writing ». Colloque « Les gestes du poème » (organisation : T. Roger, CeREdi), Université de Rouen, 9-10 avril 2015

Pourquoi je t’abandonne

21 novembre 2020 à la Gare de l’Escalet, à La Ciotat

Hameau de campagne, un soir de novembre. Une mère abandonne sa fille de la façon la plus cruelle qui soit : le suicide. Depuis, la fille s’invente un dialogue imaginaire, la discussion qu’elle n’ont jamais eue, car c’est toujours des personnes d’où l’on vient à qui l’on en dit le moins. Comme il est malheureux ce rhume du coeur qui empêche aux gens qui s’aiment de tout se dire.

La comédienne interprète tous les personnages de cette filiation féminine et pose les questions archaïques et universelles de tout être humain. Le texte, empli de poésie, n’hésite pas à aller creuser les arcanes de la mort et du vivant, laissant une place privilégiée au chant et au théâtre corporel.

Contremasque

7 et 21 février 2020 au Club Convergences et au Grand Portique, La Ciotat

Un duo qui mêle lectures poétiques, jeu de masque larvaire et contrebasse. L’instrument accompagne la tentative naïve des mots de tout dire et l’incongruité des gestes pour interroger la petite larve en nous et la vie sur terre, ce hiatus existentiel, pour tenter de résoudre – en vain et c’est tant mieux – cette intranquillité d’être « là ».

Lectures publiques

Lectures publiques, 2019/2020.
Photos d’Eric Caro et de Delphine Baruchel.
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