Spectacles

« La performance ou poésie action, à la différence de la « lecture de poésie » ne se résume pas à l’oralisation d’un texte préalablement écrit, le poème advenant dans le hic et nunc de la performance. […] Le poème a ceci de particulier qu’il se constitue dans son texte même dans le moment de la performance : par le déploiement d’un geste d’écriture corporelle, par des gestes de « dés-écriture » et de cut-up  instantanés, par des procédés d’impression ou d’empreinte. […] le geste même devient partie intégrante du poème, au lieu d’être pensé dans une antériorité dont le poème serait l’aboutissement. Le poème s’ouvre alors au processus, allant souvent de pair avec l’aléatoire, achevant de brouiller les frontières entre l’œuvre et sa réalisation, texte et avant-texte, dans ce qui relève d’une certaine manière de  l’« action writing ». Colloque « Les gestes du poème » (organisation : T. Roger, CeREdi), Université de Rouen, 9-10 avril 2015

Contremasque

Un duo qui mêle lectures poétiques, jeu de masque larvaire et contrebasse. L’instrument accompagne la tentative naïve des mots de tout dire et l’incongruité des gestes pour interroger la petite larve en nous et la vie sur terre, ce hiatus existentiel, pour tenter de résoudre – en vain et c’est tant mieux – cette intranquillité d’être « là ».